Règle D’Alembert : +1 unité après la perte, −1 après le gain
Choisissez d’abord une unité fixe : 5 €. Le premier pari vaut une unité. Après un pari perdant, le suivant vaut deux unités. Après un nouveau pari perdant, il vaut trois unités. La hausse est linéaire, pas un doublement.
Après un gain, retirez une unité à la mise suivante. À l’unité de base, la mise reste à ce plancher. Une séquence de pertes et gains peut faire évoluer les mises de 1, 2, 3, 2, 1, 1 unités. La règle ne demande pas de « rattraper » une perte par une mise déterminée.
Sur une chance simple de roulette européenne, 18 numéros font gagner rouge et 19 résultats font perdre rouge, zéro compris. Ces chances et l’avantage de la maison sont détaillés dans les probabilités de la roulette. La progression D’Alembert ne change ni ces 18 numéros, ni la présence du zéro.
| Résultat du dernier pari | Mise suivante | Plancher |
|---|---|---|
| Perte | Ajouter 1 unité | Sans objet |
| Gain | Retirer 1 unité | Ne pas passer sous l’unité de base |
| Premier pari | Jouer l’unité choisie | 1 unité |
Exemple chiffré avec une unité de 5 €
Supposons une unité de 5 € sur noir. La suite de résultats est perte, perte, gain, gain, gain. Les mises suivent 5 €, 10 €, 15 €, 10 €, puis 5 €. Les gains d’une chance simple sont payés à 1 pour 1, hors règles particulières d’une table française.
| Tour | Mise sur noir | Résultat | Solde de la séquence | Mise suivante |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 5 € | Perte | −5 € | 10 € |
| 2 | 10 € | Perte | −15 € | 15 € |
| 3 | 15 € | Gain | 0 € | 10 € |
| 4 | 10 € | Gain | +10 € | 5 € |
| 5 | 5 € | Gain | +15 € | 5 € |
Cet exemple montre seulement le calcul de la règle. Une autre succession de numéros produit un autre solde. Le choix d’une chance simple et son paiement doivent être compris avant de commencer ; la page sur les mises de roulette précise les zones du tapis et les rapports de gain.
Capital cumulé, budget et limite de table
Après n pertes consécutives en partant d’une unité, les mises jouées sont 1, 2, 3, jusqu’à n unités. Le capital cumulé engagé sur ces n paris atteint 1 + 2 + … + n = n(n+1)/2 unités. Cette formule calcule l’exposition de la série perdante, pas une réserve qui garantit la suite.
Avec une unité de 5 €, cinq pertes représentent 5 × 6 / 2 = 15 unités, soit 75 € perdus. La sixième mise serait de 30 €. Dix pertes représentent 55 unités, soit 275 €, et la onzième mise devrait atteindre 55 €. Une progression graduelle peut devenir lourde pour un petit budget.
- Fixez l’unité à partir de la mise minimale de la table, puis vérifiez que vos paliers restent autorisés par la mise maximale.
- Décidez avant le premier tour le montant maximal acceptable à perdre et le palier maximal autorisé.
- Arrêtez si le prochain palier dépasse l’un de ces deux plafonds ; ne relevez pas le budget pour poursuivre la série.
- Ne confondez pas la somme des mises avec une probabilité de retour : chaque lancer reste indépendant.
La limite de table peut interrompre une progression avant le palier prévu. Elle ne transforme pas une perte passée en gain. Une limite personnelle, souvent plus basse que celle de la table, est la règle qui protège le budget décidé.
Mise fixe, Martingale et Fibonacci : ce que D’Alembert modifie
La mise fixe conserve la même somme à chaque tour. Elle rend le montant exposé par pari prévisible, mais elle ne change pas les probabilités. D’Alembert augmente l’exposition après les pertes et la diminue après les gains ; elle crée des mises variables sans modifier l’espérance du jeu.
La Martingale double après chaque perte : 1, 2, 4, 8. D’Alembert suit plutôt 1, 2, 3, 4. La montée est moins rapide, mais elle ne rembourse pas nécessairement toutes les pertes au premier gain. Elle reste exposée aux longues séries défavorables et aux limites de table.
La progression Fibonacci utilise une suite où chaque terme est la somme des deux précédents. Elle peut monter plus vite que D’Alembert selon la série. Ces trois systèmes ne retirent pas l’avantage de la maison ; leur différence porte sur la vitesse d’augmentation et le budget requis.
Checklist d’arrêt et FAQ
Checklist avant et pendant la séance
- Choisir une unité, une chance simple et un palier maximal écrit.
- Calculer le coût des pertes jusqu’à ce palier avec n(n+1)/2 unités.
- Fixer un budget de perte et une heure de fin, indépendamment des résultats.
- Quitter la table si la prochaine mise dépasse votre plafond, même après une série perdante.
- Utiliser le simulateur de roulette pour visualiser les montants avant de miser de l’argent.
D’Alembert garantit-elle de récupérer une perte ?
Non. Un gain baisse la mise d’une unité, mais son montant peut être inférieur au total déjà perdu. Une série de pertes augmente aussi la mise requise. La règle ne garantit ni récupération, ni gain final.
Peut-on jouer D’Alembert sur une douzaine ?
On peut appliquer une progression à n’importe quelle mise, mais l’exemple à +1 et −1 unités est le plus lisible sur une chance simple payée 1 pour 1. Sur une douzaine, le paiement de 2 pour 1 modifie le résultat d’un gain et mérite un calcul séparé.
Quelle est la mise minimale après plusieurs gains ?
L’unité de base reste le plancher. Après un gain joué à une unité, la mise suivante demeure une unité ; elle ne devient pas zéro.